Les phases du sommeil

    Les phases du sommeil

    La durée du sommeil est variable selon les phases du sommeil : elle semble légèrement plus courte pour les hommes que pour les femmes, et pour les Noirs que pour les Blancs (du moins aux États-Unis)16. Chez des individus, lors d’une nuit, trois à cinq cycles de sommeil de 90 minutes environ (c’est une moyenne) peuvent se suivre, chacun se composant de cinq phases distinctes. Les quatre premières phases correspondent au Sommeil à Ondes Lentes (SOL), les mesures électriques étant très faibles, et la cinquième au sommeil paradoxal où le sujet rêve.phases-du-sommeil

    Les données de l’EEG pendant la veille et le sommeil sont communes à tous les mammifères. Par contre, il semblerait qu’il y ait quelques différences chez les mammifères primitifs comme l’échidné. Ces données permettent de distinguer différents stades dans le sommeil.

    La phase de somnolence

    La somnolence (stade 1) est le stade de l’endormissement (transition entre l’éveil et le sommeil) souvent précédé de bâillement. Il est caractérisé par une réduction de la vigilance, du tonus musculaire et de la fréquence cardiaque. Les mouvements musculaires sont lents (les globes oculaires « roulent »). La latence d’endormissement considérée comme normale est inférieure à vingt minutes. Au-delà, il s’agit d’une insomnie. Fait notable, la phase d’endormissement n’est jamais perçue, contrairement au réveil de celle-ci (exemple de l’endormissement lors de la conduite automobile). L’imagerie hypnagogique a souvent lieu pendant la phase I, mais pas toujours. Onde Théta : 3,5 à 7,5 Hz.
    On parle de somnolence diurne excessive quand elle perturbe la vie du sujet. C’est un syndrome fréquemment associé à l’obésité.

    La phase du sommeil léger

    Le sommeil léger (ou stade 2) occupe environ 50 % du temps de sommeil total. Le sujet est assoupi, mais il est encore très sensible aux stimuli extérieurs. Ainsi en stade 2, environ 50 % des bons dormeurs et 80 % des mauvais dormeurs pensent ne pas dormir. Onde Théta (3,5 à 7,5 Hz), complexes K, et spindles ou fuseaux (12 à 14 Hz)

    La phase du sommeil profond

    Le sommeil profond correspond aux phases 3 et 4 : l’activité électrique est constituée d’ondes lentes, les ondes delta (< 3,5 Hz), et les signes vitaux se ralentissent tout en devenant réguliers. Au stade 3 persiste une très discrète activité musculaire et les mouvements oculaires ont quasiment disparu. C’est au stade 4 que peuvent parfois se produire les terreurs nocturnes ou le somnambulisme.
    C’est à ce moment qu’ont lieu les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance, d’où l’importance du sommeil chez l’enfant. Le sommeil profond occupe environ 1 heure et 40 minutes au cours d’une nuit moyenne de sommeil, que la personne soit un petit dormeur ou un gros dormeur. Il a tendance à diminuer avec l’âge, au profit du stade 2. C’est la phase la plus importante du sommeil.
    Celia Green rapporte une expérience où un maître indien dénommé Swami Rama se mit à produire consciemment des ondes delta, cinq minutes après être entré en méditation, et avoir pu raconter, après ces 25 minutes de méditation, ce qui s’était passé autour de lui pendant les enregistrements.

    La phase du sommeil paradoxal

    Au contraire des autres phases, l’activité électrique du cerveau et des yeux est très importante lors du sommeil paradoxal, alors qu’il existe une atonie musculaire (paralysie) quasi totale du reste du corps, en dehors des mouvements oculaires qui surviennent par saccades. Sur l’EEG, l’activité néocorticale est plus proche de celle de l’éveil que celle du sommeil lent, c’est là le « paradoxe ». La respiration est irrégulière. Le cœur accélère ou ralentit. Chez l’homme, on observe une dilatation des organes pelviens et une érection qui peut être suivie d’éjaculation. Cette phase se répète toutes les 90 minutes environ, et sa durée s’allonge avec la succession des cycles du sommeil, pour devenir maximale en fin de nuit. C’est la période propice aux rêves (mais aussi aux cauchemars), bien que les rêves puissent survenir pendant le sommeil lent.
    Le sommeil paradoxal correspond environ à 20-25 % du temps total de sommeil. Le souvenir des rêves a longtemps été associé avec la présence de sommeil paradoxal. En réalité, on pense aujourd’hui qu’il est possible qu’il n’y ait pas qu’un seul stade du sommeil où nous serions en train de rêver.
    Les enregistrements polygraphiques (EEG, EMG et EOG) ont permis de montrer une certaine corrélation entre le rêve et le sommeil paradoxal. Des études ont été faites en réveillant plusieurs individus à différents stades du sommeil. Elles ont montré que la qualité du souvenir de leur rêve est fonction du stade auquel ils sont réveillés.
    En effet, les sujets réveillés au cours de leur sommeil paradoxal se souviennent avec beaucoup plus de détails de leur rêve, tandis que si on les réveille au cours du sommeil lent, ils s’en souviennent de façon très floue, ou n’en gardent aucun souvenir précis. Les études ont également montré que l’importance du mouvement oculaire, l’augmentation du rythme cardiaque et l’intensité du rêve sont corrélés. Ces études ont conclu que 80 % des rêves se produisent pendant le sommeil paradoxal. Cependant, les activités oniriques peuvent également avoir lieu pendant certains stades du sommeil lent. Il ne faut donc pas superposer les termes « rêve » et « sommeil paradoxal ».

    La phase du hypnogramme

    Au cours d’une nuit de sommeil, les périodes de sommeil paradoxal s’allongent de plus en plus. Au contraire, les phases de sommeil lent profond (stades 3 et 4) se raccourcissent et disparaissent, au profit du stade 2. L’hypnogramme permet de visualiser ces différents stades.
    À la fin de chaque cycle, il existe, de façon tout à fait normale, des brefs réveils, en général moins de trois minutes, dont la personne ne se souvient pas le matin. Cependant certaines personnes ne se souviennent que de ces éveils et croient à tort qu’elles n’ont pas fermé l’œil de la nuit. En vieillissant, les périodes de réveil sont mieux mémorisées, donnant l’impression d’un mauvais sommeil alors que la durée de celui-ci est inchangée.
    Lorsque surviennent des réveils inopinés, le sujet doit repasser en sommeil 1, puis 2 puis 3 et 4. Ainsi, les personnes souffrant d’apnée du sommeil ne dépassent guère le stade 2 du fait des réveils fréquents induits par l’hypoxie. Le sommeil est donc de mauvaise qualité, responsable d’accès de somnolence diurne.

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