Les facteurs du stress

    D’après Holmes et Rahe, 19675 :

    Mort du conjoint : 100
    Divorce : 73
    Séparation conjugale : 65
    Emprisonnement : 65
    Décès d’un proche parent : 63
    Blessure ou maladie physique : 53
    Mariage : 50
    Perte d’emploi : 47
    Réconciliation conjugale : 45
    Retraite : 45
    Maladie du conjoint : 44
    Maladie d’un proche : 44
    Grossesse : 40
    Naissance : 39
    Arrivée d’un nouveau membre dans la famille : 39
    Modification de la situation financière : 38
    Mort d’un ami intime : 37
    Changement de travail : 36
    Modification du nombre de disputes avec le conjoint : 35
    Modification de responsabilités professionnelles : 29
    Départ de la maison d’un enfant : 29
    Difficultés avec la belle famille : 29
    Début ou arrêt de travail du conjoint : 26
    Début ou fin de scolarité : 26
    Changement dans les conditions de vie : 25
    Changement des habitudes personnelles : 24
    Conflits avec employeur : 23
    Déménagements : 20
    Changement des loisirs : 19
    Changement des activités sociales : 18
    Changement dans les habitudes de sommeil ou repos : 15
    Changement du nombre de personnes vivant dans la famille : 15
    Petites infractions de la loi : 11

    les-facteurs-du-stress

    La majorité de ces événements de vie, surtout ceux situés en haut de l’échelle, les plus puissants, correspond à des situations nouvelles auxquelles un individu doit s’adapter. Or, cette nécessité d’adaptation aux modifications de l’environnement est corrélée à la notion de stress. L’inconvénient majeur du concept de stress est sa non-spécificité, car le type de l’agent stressant n’a encore jamais pu être relié à un type particulier de maladie, ni même à son déclenchement qui reste très variable d’un individu à un autre. D’autres facteurs doivent être pris en considération avec, d’un côté les qualités psychologiques et biologiques de résistance au stress de l’individu et, de l’autre les caractéristiques de la situation stressante : intensité, dimension, durée, soudaineté, imprévisibilité et nouveauté. Il est évident que la mort anticipée d’un proche, alité depuis plusieurs mois à cause d’une grave maladie, n’engendre pas le même stress qu’une mort subite sans signes annonciateurs.
    Il est aussi manifeste qu’un deuil vécu dans un entourage familial affectif, avec un rituel social respecté, risque d’être moins stressant que le deuil d’un proche ayant commis un suicide sans laisser de raisons à son acte. La médecine reste toujours incapable de mesurer réellement l’intensité et la qualité d’un événement stressant dont le ressenti est toujours subjectif. Dans l’échelle de stress de Rahe, le mariage suit de près le divorce en intensité de stress. Cela s’explique par le fait que le stress est un stimulus de désadaptation, comme pouvait l’être un mariage dans les années 1960, car les époux quittaient leur famille, leurs amis avec à la clé un déménagement lointain selon les mutations de l’Armée (à l’époque et dans ce milieu plutôt conservateur, le mariage à l’essai ou la cohabitation prénuptiale n’étaient pas à la mode).

    Comments are closed.

    WIll Hill BookiesW.BetRoll here...
    Ladbrokes Review L.BetRoll
    BetFair F.BetRoll UK Bookies