La méthode douce du sommeil polyphasique

    La méthode douce du sommeil polyphasiqueIl y a quelques jours, vous découvriez le sommeil polyphasique : dormir uniquement des siestes d’une demi-heure, tout ça. Bon, ben c’est pas fini : en voilà un deuxième !

    En fait il n’y a pas un, mais 2 types de sommeil polyphasique : la distinction essentielle paraît peu de choses, et pourtant :
    Le 1er est constitué de siestes toutes de même durée,
    Le 2nd est constitué d’une sieste plus longue, et de petites siestes à côté.

    Avant de rentrer dans le détail des différences « physiques », il y a une différence majeure qui m’a sauté aux yeux après avoir testé le 1er régime pendant 2 jours et commencé à tester le 2ème : la perception du temps est vraiment différente.
    En vivant indifféremment, de jour comme de nuit, exactement les mêmes périodes de temps – 30 mn de sommeil, 3h30 éveillée – on a l’impression de vivre une journée sans fin. Il n’y a pas de début, pas de fin : la nuit passe au même rythme que le jour, il n’y a pas de différences, sinon que la vie autour de nous n’est pas la même, et la couleur du ciel non plus. Mais pour le reste, on finit, je pense, par ne plus du tout penser en « jours » : la période de temps de référence devient le cycle, de 4 heures.
    Le 2ème sommeil polyphasique, avec sa sieste principale, restaure l’idée de nuit. On se réveille après 3 heures de sommeil, c’est vrai, mais pendant ces 3 heures on a dormi de manière traditionnelle, avec des cycles de sommeil complets, et la simple différence de durée crée une coupure : on ne vit plus un jour sans fin.

    La simple existence de cette sieste principale dans la 2ème méthode fait d’elle la « méthode douce » du sommeil polyphasique, la 1ère étant la « méthode dure ». Il y a des différences majeures :

    L’existence de 2 cycles de sommeil complets. D’un point de vue médical on ne sait pas exactement ce qu’apportent les premières phases d’un cycle, mais quel que soit leur apport, on se rapproche du sommeil ordinaire.

    Du coup, s’adapter à la 2ème méthode est plus facile, malgré tout, que de s’adapter à la 1ère. La période d’adaptation est beaucoup moins violente pour le corps, et s’étale sur plusieurs mois, alors que dans la 1ère méthode, le corps n’a pas d’autre choix que de s’adapter au plus vite.

    Le corps étant assuré d’avoir un quota minimum de sommeil paradoxal pendant la sieste principale, il est moins exigeant sur la régularité des petites siestes. Dans la première méthode, ne comptant que sur des siestes toutes identiques, il réclame son quota de sommeil paradoxal à heures fixes.
    Résultat : il est possible de concilier la méthode douce avec une vie sociale ordinaire, entre famille, travail et aléas de toutes sortes, tandis qu’avec la méthode dure, ça dépasse souvent la limite du possible.
    Cette différence essentielle explique que la méthode dure soit rarement pratiquée plus de quelques mois (jusqu’à 2 ans pour ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui), tandis que certains pratiquent la méthode douce depuis 15 ans tout en vivant normalement.

    Les 2 méthodes, bien que polyphasiques toutes les deux, se vivent donc complètement différemment. D’ailleurs, leurs noms, données par 2 étudiantes en philosophie, sont sans équivoque : la méthode douce s’appelle « Everyman », homme ordinaire disons, et la méthode dure… « Uberman », faisant référence au surhomme de Nietzsche…

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